La lettre n°124 de Socialisme & Démocratie vient de paraître. Pour la télécharger, c’est ici.
Au sommaire :
- l’Edito “Grenelle de l’Environnement : le changement de société passera principalement par les villes,
- le Bloc-note de J.C. Cambadélis “De l’état de grâce à l’état de grogne”.
Archive pour novembre, 2007
La lettre de Socialisme & Démocratie – n°124
23 novembre 2007Invitation au débat : “Comment associer vraiment les citoyens aux décisions qui les concernent?” (Mardi 27.11 à 20h30)
20 novembre 2007La rénovation du parti socialiste en débat
18 novembre 2007
Socialisme et Démocratie Seine Saint Denis a invité Laurent Baumel, Secrétaire national aux Etudes, jeudi dernier dans le cadre des débats sur la rénovation de la pensée socialiste.
Pour retrouver le message de Laurent Baumel sur la rénovation, nous vous invitons à visiter le site départemental de notre sensibilité, ici.
Extraits de S&D 93 : “Toute réflexion politique part aujourd’hui inévitablement d’un double constat : confronté aux conséquences de la mondialisation, du chômage de masse, du vieillissement démographique, de la fragmentation sociale, mais aussi bien sûr aux évolutions majeures de l’individualisme contemporain et à la nécessaire révolution écologique, le modèle social hérité des trente glorieuses est en crise; confronté à ces mêmes défis, la social-démocratie est à la recherche de réponses nouvelles et redéfinit ses moyens d’action. Cette crise, en effet, n’est pas spécifiquement française : partout en Europe, l’Etat Providence, ce vaste compromis pratique entre loi du marché, propriété privée des moyens de production d’une part, intervention politique, droits sociaux et redistribution d’autre part, peine désormais à remplir ses fonctions et doit subir des ajustements pour intégrer les nouveaux défis. Mais cette crise d’efficacité prend depuis plusieurs décennies une résonance particulière dans notre pays. La mondialisation, l’impuissance apparente de la politique, l’émergence de forme et de multiculturalisme interrogent notre modèle national, républicain, laïque, étatique et universaliste.(…)”.
Le FMI fait sauter le verrou empêchant l’apurement de la dette du Liberia
13 novembre 2007Le FMI a fait sauter le verrou qui empêchait l’apurement de la dette extérieure du Liberia, condition clef de la reconstruction de ce pays ravagé par la guerre civile et l’instabilité.
Les pays membres du Fonds monétaire international (FMI) se sont mis d’accord lundi pour solder les arriérés de paiement du Liberia, qui bloquaient le déclenchement des mécanismes internationaux d’effacement de créances.
La dette multilatérale du pays, qui a souffert de plus d’une décennie de guerre civile (1989-2003), s’élève à 1,5 milliard de dollars, sur un total de 3,7 milliards.
“L’avancée réalisée aujourd’hui constitue une étape déterminante pour mettre le Liberia sur la voie d’un apurement total de sa dette”, a commenté le nouveau directeur général de l’institution financière internationale, Dominique Strauss-Kahn, cité dans un communiqué.
C’est le premier résultat concret du nouveau dirigeant, qui a pris ses fonctions le 1er novembre.
Techniquement, le FMI est parvenu à un accord au terme duquel ses membres mettent 842 millions de dollars sur la table.
Dès que ces engagements seront matérialisés, le Liberia, ravagé par des années de guerre civile et d’instabilité, pourra obtenir de nouveaux prêts et les différents mécanismes d’apurement de créances pourront être activés.
Cette annonce est l’aboutissement d’un processus de négociation laborieux, entamé avant l’arrivée de M. Strauss-Kahn, et impliquant de nombreuses parties.
En février, lors d’une conférence organisée à Washington par la Banque mondiale, les Etats-Unis et l’Allemagne avaient annoncé l’abandon de créances bilatérales contractées par le Liberia, d’un montant total de plus de 600 M USD. Peu avant, la Chine avait fait de même pour 15 millions de dollars.
Ces premiers pas ne défaisaient toutefois pas le noeud du problème, à savoir les arriérés de paiement du Liberia aux trois grandes institutions financières internationales (FMI, Banque mondiale et Banque africaine de développement).
Mi-septembre, le G8, groupe des pays les plus industrialisés (Allemagne, Grande-Bretagne, France, Italie, Etats-Unis, Canada, Japon, Russie), avait décidé d’apporter 324,5 millions de dollars pour régler les arriérés au FMI.
Lors de l’assemblée annuelle des deux institutions de Bretton Woods, fin octobre, le président de la Banque mondiale Robert Zoellick avait prévenu qu’il ne restait que “quelques pays à convaincre” pour solder les comptes, sans les identifier.
Lundi, Dominique Strauss-Kahn a d’ailleurs rendu “personnellement” hommage à son homologue à la Banque mondiale.
“Je voudrais dire combien j’apprécie le travail de la présidente Johnson Sirleaf et de son équipe économique”, a-t-il ajouté, expliquant que “malgré les difficultés de l’après-guerre, le gouvernement du Liberia a obtenu une somme de résultats encourageants en terme de gestion macro-économique et de réformes”.
Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue chef d’Etat en Afrique, a notamment fait de la lutte contre la corruption la priorité de son gouvernement.
“Le personnel du FMI est actuellement en train de mettre le point final à des discussions avec les autorités sur un programme d’aide de trois ans, soutenu par le Fonds”, a ajouté M. Strauss-Kahn.
Dans le passé, la communauté internationale a fait passer toute son aide financière via les ONG pour éviter une administration libérienne particulièrement corrompue.
La guerre civile a fait quelque 270.000 morts au Liberia et détruit les infrastructures jusqu’au départ en exil en 2003 de l’ancien président libérien Charles Taylor.
Jean Jacques Urvoas nous parle de nation dans l’hebdo des socialistes n°465
10 novembre 2007
Les enjeux du concept de nation par JJ Urvoas
En 2006, le Conseil de l’Europe concluait à la difficulté, voire à l’impossibilité de définir à l’échelle de notre continent le concept de « nation ».
Il est vrai que le terme renvoie à des traditions étatiques divergentes, mais aussi à des antagonismes politiques marqués au sein d’un même pays. En France, la gauche, fidèle au legs de la Révolution, s’est toujours reconnue dans la conception de la nation théorisée par Renan, celle d’un « vivre ensemble » sans cesse réaffirmé. La droite, au contraire, s’est souvent laissée enfermer dans une définition fondée sur l’héritage, le sang, la langue maternelle…
C’est sur notre vision des choses, heureusement, que s’est bâtie la République. Pourtant, notre modèle national est aujourd’hui soumis à des tensions dont la gravité ne peut être sous-estimée. Notre pays, ainsi, ne parvient plus à transmettre cette mémoire collective, base de toute communauté de destin. Comment construire une histoire partagée, de nature à refonder le contrat républicain ?
On assiste aujourd’hui à une montée en puissance des pouvoirs locaux, qui questionne notre conception traditionnelle de la souveraineté. Faut-il, en conséquence, revoir la forme actuelle de l’État ? Les revendications identitaires se multiplient, témoignant de l’échec de l’universalisme à la française. Comment prendre en compte la diversité culturelle sans pour autant tomber dans la reconnaissance de «groupes » aux droits et devoirs distincts ?
Nous avons toujours considéré la nation comme le fondement exclusif de la souveraineté populaire. Mais sans celle-ci,une citoyenneté européenne peut-elle émerger ? Autant de questions que pose le forum sur « les socialistes et la nation ». De notre capacité à nous entendre sur les réponses dépendra pour une bonne part la force du projet à construire pour les années qui viennent.
Jean-Jacques Urvoas,
Député du Finistère, président du forum de la rénovation « les socialistes et la nation ».
Téléchargez l’hebdo ici.
La lettre de Socialisme & Démocratie – n°122
10 novembre 2007
La lettre n°122 de Socialisme & Démocratie vient de paraître. Pour la télécharger, c’est ici.
Au sommaire :
- l’Edito “Octobre rouge, octobre noir ?”,
- le Bloc-note de J.C. Cambadélis,
- Lu sur le blog de : Jean-Jacques Urvoas
Bonne chance et bon travail !
1 novembre 2007
Jeudi 1er novembre : le français Dominique prend la tête du Fonds Monétaire International
WASHINGTON (AFP) – Le Français Dominique Strauss-Kahn prend ses fonctions jeudi à la tête du Fonds monétaire international (FMI) avec deux missions: moderniser l’institution sexagénaire et assainir ses finances.
L’assemblée générale du FMI, qui s’est tenue du 20 au 22 octobre dernier, à Washington, a rappelé indirectement ces deux priorités à l’ancien ministre socialiste des Finances, qui succède au conservateur espagnol Rodrigo Rato.
“En avril, une conclusion doit être trouvée” à la révision de la formule des quotes-parts, a affirmé le président de l’instance dirigeante du Fonds, le Comité monétaire et financier international (CMFI) Tommaso Padoa-Schioppa.
La répartition des quotes-parts, qui règle l’équilibre des forces entre les 185 membres du FMI, fait l’objet d’âpres négociations, les pays industrialisés refusant de céder davantage de pouvoir aux pays émergents.
L’autre point fort du communiqué final portait sur l’assainissement des finances du Fonds, qui devra également se faire avant avril et “non seulement porter sur l’augmentation des recettes mais aussi sur la réduction des dépenses”.
Quelques jours auparavant, les ministres des Finances des sept pays les plus industrialisés (G7) avaient en effet rappelé que pendant que la réforme piétine, le compteur tourne.
“Le FMI doit commencer à passer sérieusement en revue ses activités et consolider ses dépenses”, avaient-ils affirmé dans le communiqué publié à l’issue de leur réunion, à Washington. Plus explicite encore, le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, avait jugé que “la situation financière du FMI est devenue intenable”. “Un plan visant à réformer rapidement le personnel et les dépenses du Fonds doit être une des toutes premières priorités du nouveau directeur général”, avait-il jugé.
Le FMI a perdu environ 110 millions de dollars au cours de l’exercice fiscal clos fin avril, faute de nouveaux débiteurs, et devrait perdre le double en 2008, a rappelé fin octobre l’agence de notation Standard and Poor’s. Les dépenses de fonctionnement du FMI, qui compte 2.691 employés, sont proches d’un milliard de dollars par an.
Juste après sa nomination, fin septembre, M. Strauss-Kahn, 58 ans, avait également jugé indispensable de “limiter les dépenses” du Fonds et affirmé que la réduction de la taille de l’institution était “vraiment en débat”.
Lors d’une conférence de presse consécutive à sa désignation, M. Strauss-Kahn avait également dit que la réforme des quotes-parts devait être menée “le plus rapidement possible”. Selon M. Strauss-Kahn, l’Europe et la Russie en particulier devront abandonner un peu de leurs quotes-parts au profit d’autres pays. Il soutient aussi un système de double majorité de quotes-parts et de pays, ainsi qu’une diversification géographique du personnel du Fonds.
Enfin, il estime que “l’accord tacite entre les Américains, qui se réservent la direction de la Banque mondiale, et les Européens, qui placent un des leurs à la tête du FMI, n’a plus de raison d’être”.

