Archive pour août, 2008

Propositions de lectures dominicales

24 août 2008

“PS : les enjeux du congrès” par Gérard Grunberg :
Grunberg_PS : les enjeux du congres

“Gauche : des idées pour une refondation” par Frédéric Joignot :
Gauche : des idées pour une refondation

Je confirme le rapprochement des positions de Pierre Moscovici et celles que je porte à travers “La Ligne claire” en vue de constituer un pôle majoritaire au congrès PS de Reims…. Jean-Noel Guérini

23 août 2008

Chers amis,

En réponse à une brève “confidentielle” de Paris Match, publiée cette semaine, je cite : “L’élu socialiste marseillais Jean-Noël ­Guérini, soucieux de promouvoir un «pôle majoritaire» dans son parti, a rencontré Pierre Moscovici à Calvi, le 13 août, «sans que cela présage pour autant d’un accord», soulignait-il avant leur déjeuner. En ­campagne pour les sénatoriales dès la fin août, il ignore, comme Jack Lang, s’il pourra prendre le temps de participer à l’Université d’été de La ­Rochelle du 29 au 31 août“, je voudrais vous apporter quelques précisions :

D’abord je confirme que j’ai rencontré Pierre Moscovici à “La Villa” de Calvi le 13 août dernier. Pour les lecteurs de mon blog ce ne sera pas une surprise puisque l’objet de mon dernier billet, qui a été sujet à de nombreux commentaires, d’ailleurs pas tous bienveillants, faisait déjà état d’un rapprochement certain entre les positions de Pierre et celles que je porte avec Gérard Collomb, Vincent Feltesse, Manuel Valls et bien d’autres à travers notre contribution “La ligne claire“.

Je confirme donc que nous sommes d’accord sur la plupart des 15 points que nous proposions voici quelques semaines et sur, au moins, trois points essentiels :

1°) La volonté d’orienter le Parti socialiste vers un réformisme assumé, à même d’apporter à nos concitoyens des solutions adaptées, concrètes, sérieuses, crédibles et constructives pour relever les impérieux défis qui se posent d’ores et déjà à notre pays. Loin, en somme, du dangereux détricotage social et de l’injuste appauvrissement catégoriel auquel nous assistons actuellement en France.

2°) Une nécessaire gouvernance rénovée et rajeunie du PS, seule possible pour faire émerger une nouvelle génération d’hommes et de femmes politiques de talents.

3°) L’organisation de primaires largement ouvertes pour choisir en temps et heures, sans conteste possible, un ou une candidat(e) socialiste aux prochaines élections présidentielles.

Enfin, contrairement à ce qui est écrit dans Paris Match, je serai bel et bien présent à l’université d’été du Parti socialiste de La Rochelle fin aôut.

Le blog de Jean-Noël Guérini : www.jn-guerini.fr

Congrès PS : le maire de Lyon Gérard Collomb ne soutiendra “ni Royal ni Delanoë” Agence France Presse (AFP) |22-08-08|

22 août 2008

Le maire de Lyon Gérard Collomb annonce dans un entretien au mensuel Lyon Mag qu’avec les “grands élus” proches de lui, il ne soutiendra “ni Royal ni Delanoë” pour le poste de premier secrétaire du PS, refusant “de choisir entre des présidentiables” au congrès de novembre. Dans cette interview mise sur le site internet du journal, M. Collomb déclare qu’avec les élus marseillais Jean-Noël Guérini et bordelais Vincent Feltesse, et tous les autres signataires de sa contribution pour le congrès, il fera “tout pour que le premier secrétaire qui succédera à François Hollande ne soit pas le prochain candidat PS à l’élection présidentielle”.

“Car, explique-t-il, il serait aussitôt attaqué par tous ses concurrents et il arriverait totalement épuisé à la prochaine présidentielle! C’est pour ça qu’on préfère attendre 2011 pour désigner notre candidat en organisant des primaires”.

Interrogé pour savoir qui il soutiendrait pour le poste de premier secrétaire, le maire et président de la communauté urbaine de Lyon répond : “Ni Royal ni Delanoë pour éviter justement ce scénario. Même si l’entourage de ces deux candidats fait courir la rumeur qu’on les soutient! Ce qui est déjà un signe qu’on nous prête une certaine influence. Mais on refuse de choisir entre des présidentiables. Au contraire, il faut renouveler les équipes. Voilà pourquoi on ne soutiendra pas un éléphant du PS mais plutôt un éléphanteau…”

Néanmoins, M. Collomb “leur lance un appel à une alliance des réformistes pour déposer une motion commune à ce congrès du PS en réalisant une synthèse de (leurs) différentes contributions”.

Le sénateur PS précise qu’”aucun des sept principaux signataires de (sa) contribution ne rêve d’un destin national”. “A commencer par moi. Je ne souhaite pas être premier secrétaire du PS, ni candidat à la prochaine élection présidentielle de 2012″, affirme-t-il.

M. Collomb défend une orientation réformatrice. “Nous sommes avant tout des réalistes qui voient le monde tel qu’il est, et non tel qu’on voudrait qu’il soit ! Mais on est aussi des réformistes car on estime qu’on peut a

Revue de blog

20 août 2008

“Me voici de retour à Paris, reposé, en forme,après des vacances courtes mais réussies. Le temps est venu pour moi de m’atteler à la préparation du mois qui court de la Fête de la Rose de Frangy, ce dimanche en Saône et Loire, chez Arnaud Montebourg, au Conseil national de synthèse du 23 septembre, au terme duquel seront connues les motions soumises au vote des militants socialistes, mois décisif pour l’avenir du PS et –je pèse mes mots- pour sa survie en tant que force de gouvernement, prétendante sérieuse à l’alternance. La semaine dernière, j’ai posté ici deux papiers exprimant ma perplexité, qui ont provoqué beaucoup de réactions, heureusement contrastées. Je les lis, et les comprends.

Aujourd’hui, j’insiste, et vous appelle à regarder la réalité en face : le PS et la gauche doivent impérativement se ressaisir. Ce week-end sont parus, dans « Marianne » et dans « Ouest France » deux sondages qui viennent confirmer mes interrogations, et qui doivent nous faire réfléchir. Certes, ce ne sont que des enquêtes d’opinion, hors de tout contexte électoral, avec tous les biais d’usage, et tout à fait soupçonnables. Elles démontrent toutefois de manière implacable notre dénuement, et la terrible perte de crédibilité dont nous souffrons, que tant de gens autour de nous expriment et ressentent. Résumons, en vrac. Le PS s’oppose mal, pour une majorité des sondés -52%. Il n’a pas, à leurs yeux, de projet -67% des Français le pensent. Il ne suscite pas la confiance et se situe loin des préoccupations des Français -à 55%. Ses dirigeants ne sont pas jugés de grande qualité par 66% des personnes interrogées. Résultat dans une simulation -hautement artificielle, j’en conviens, mais parlante- le Président de la République accroîtrait son avance du premier tour de 2007 –obtenant 33 à 35% des voix- face à ses possibles challengers socialistes crédités de 15%, pour Martine Aubry, à 22% pour Ségolène Royal, en recul de 4 points par rapport à l’année dernière, en passant par 19% pour Bertrand Delanoë (par ailleurs jugé « meilleur opposant ») et 20% pour DSK. Le tout, au sein d’une gauche réunissant toujours nettement moins de 40% des intentions de vote. Quel paradoxe que cette amplification de l’audience de Nicolas Sarkozy –pourtant terriblement impopulaire, et en plein échec- comme si se manifestait un décuplage entre le crédit-apanage du champion de l’UMP -et la sympathie- chichement accordée aux leaders socialistes, massivement tournée vers ses élus locaux.

Et pourtant, que d’insuffisances, que d’échecs du Chef de l’État ! La semaine qui vient de s’écouler offre des exemples plus que significatifs de ces carences. Il y a, d’abord, la guerre-éclair entre la Russie et la Géorgie. J’en ai beaucoup parlé dans les médias, très peu ici. Avec une semaine de recul, il est possible de juger la diplomatie sarkoziste. Le Président de la République a, comme d’habitude, affiché un point fort : la détermination, la vitesse. Il a aussi, comme toujours, forcé la main à ses partenaires européens, négligeant l’Allemagne, beaucoup plus ferme face à la Russie. Surtout, il a proposé un faux plan de paix, qui est en réalité à peine un accord de cessez le feu, conclu aux conditions voulues par la Russie de Vladimir Poutine, négligeant de mentionner l’intégralité territoriale de la Géorgie, ne se préoccupant pas du statut de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie. Rien d’étonnant, dans ce contexte, à constater que la Russie, malgré les coups de menton, timides, de Nicolas Sarkozy, et les avis d’ultimatum, mous, de Bernard Kouchner, ne se presse pas de retirer ses troupes. Il faut s’attendre, si cela persiste, à un durcissement de l’attitude des Etats-Unis. Tout cela ne renforce pas vraiment l’Europe, et ne met en œuvre aucune solution conforme au droit international et obéissant à des principes.  Une fois de plus, on reconnaît les caractéristiques de la politique étrangère de Nicolas Sarkozy : précipitation, égocentrisme, absence de réflexe européen, complaisance à l’égard des forts. Il faut le dire et le redire, comme je m’y emploie depuis un an.

Il y a ensuite, bien sûr, l’échec de la politique économique du pouvoir, attesté par les très mauvais chiffres de la croissance (-0.3% au deuxième trimestre, +0.1% prévu au troisième) qui frôlent la récession, et sont en tout cas plus que le « ralentissement » évoqué hier par François Fillon. Tous les indicateurs de l’économie française sont au rouge : commerce extérieur, investissement, consommation, déficits publics. Là réside notre triste spécificité. Car, si la crise économique –financière, immobilière, pétrolière- est mondiale, l’absence de toute marge de manœuvre est un malheureux « privilège français ». Nous ne pouvons pas, contrairement aux Espagnols qui mettent en œuvre un plan de relance de 20 milliards d’euros, soutenir l’activité : les 15 milliards du paquet fiscal nous privent de toute capacité, nous condamnent à la rigueur –avec un budget 2009 impossible à boucler -alors qu’il faudrait soutenir le pouvoir d’achat des plus faibles et muscler notre appareil productif. Il y a donc bien, ici et maintenant un criant besoin de gauche –une gauche qui doit dire la vérité, ne pas se contenter de critiques faciles mais proposer un nouveau modèle de croissance et de développement. Encore faut-il, pour cela, cesser de faire fausse route, comme certains s’entêtent à le faire.”

suite

Pierre Moscovici dénonce “une guerre sans but et sans fin” en Afghanistan

19 août 2008

Le secrétaire national aux relations internationales du Parti socialiste Pierre Moscovici a dénoncé mercredi “une guerre sans but et sans fin” en Afghanistan et réclamé la convocation des commissions des Affaires étrangères et de la Défense, au lendemain de la mort de 10 soldats français tués dans une embuscade près de Kaboul.

“Quand des soldats français meurent en faisant leur métier pour leur pays, la première chose qu’on éprouve c’est de la tristesse, (…) et donc ce n’est pas le temps de la polémique”, a déclaré sur RTL Pierre Moscovici.

“Nous le Parti socialiste, au moment où Nicolas Sarkozy a envoyé 700 troupes en renfort nous avions déposé une motion de censure” a-t-il néanmoins souligné: “Nous nous interrogions sur le fait de savoir si une stratégie purement militaire dans ce pays au service d’une guerre sans but et sans fin”.

“Nous demandons qu’il y ait le moment venu (…) un débat et que notamment les ministres compétents, le ministre de la Défense, le ministre des Affaires étrangères, le Premier ministre viennent s’expliquer les commissions des Affaires étrangères et de la Défense” de l’Assemblée nationale et du Sénat.

“Aujourd’hui nous sommes devant une impasse militaire qui est totale et durable, ce sont les services de renseignement français qui le disent”, a expliqué le député du Doubs.

M. Moscovici a rappelé que “Nicolas Sarkozy avait dit que la présence militaire française à long terme en Afghanistan n’était pas décisive” peu avant son élection à la présidence de la République.

“Je ne plaide pas pour le retrait des troupes françaises car je crois qu’il ne faut pas céder devant les taliban, cela dit la question de la réorientation de la stratégie en Afghanistan” se pose.

“L’aide internationale n’arrive pas, on a un gouvernement qui reste toujours corrompu, des forces de sécurité afghanes qui ne sont pas capables d’assumer leur propre destin” a déclaré M. Moscovici.

Si rien ne change, “nous aurons des troupes engagées dans des dangers pour très longtemps sans qu’il y ait la moindre solution qui émerge”.

Afghanistan : “la stratégie doit changer”

19 août 2008

PS: Moscovici souligne que son rapprochement avec Aubry ne comprend pas Fabius

6 août 2008

PARIS (AFP) – Pierre Moscovici, secrétaire national du PS, a affirmé mardi que son rapprochement avec la maire de Lille, Martine Aubry, en vue du Congrès du PS, n’est “pas un rapprochement à deux et demi” et juge “tout à fait clair” qu’il ne comprend pas Laurent Fabius.

Candidat à la succession de François Hollande, Pierre Moscovici confirme à l’AFP ce rapprochement annoncé fin juillet entre les deux contributions, même s’il reste une “incertitude” sur la candidature de Mme Aubry au poste de Premier secrétaire, souligne celui qui se dit “plus que jamais” candidat.

“Je me rapproche de Martine Aubry et je ne me rapproche pas d’autres à travers elle. Il est extrêmement clair que s’il y a une majorité à avoir avec Martine Aubry et moi, elle se fera en priorité avec d’autres que Laurent Fabius”, assure M. Moscovici.

“Un rapprochement à deux n’est pas un rapprochement à deux et demi. Il est tout à fait explicite dans mon esprit que cela ne comprend pas Laurent Fabius”, précise-t-il.

“Non pas que je ne souhaite l’exclure, mais –je suis obstiné là-dessus–, il ne doit pas être le coeur de la future majorité du Parti socialiste. Il peut être dedans, mais honnêtement, il y en a beaucoup d’autres avant lui”.

Pour l’ancien ministre, la fracture avec Laurent Fabius ne vient pas du non à l’Europe, puisque fait-il valoir, il est “avec Arnaud Montebourg qui a voté non”. Mais il a trait à “certains comportements politiques” et “la rénovation du parti”.

“Quand je pense à la troisième force qui, avec Martine Aubry et moi, doit faire une majorité, je ne pense pas à Laurent Fabius, je pense bien davantage à Gérard Collomb, Jean-Noël Guerini”, affirme-t-il, évoquant les barons régionaux et premiers signataires de la contribution “la Ligne claire”.

“Fausse route” par Pierre Moscovici

6 août 2008

Quelques mots rapides pour vous éviter de faire fausse route. J’ai lu comme vous l’interview de Claude Bartolone ce matin dans le Figaro. Claude est têtu : il croit toujours à une motion des Reconstructeurs conduite par Martine Aubry. Eh bien, lui c’est lui, moi c’est moi, même si je suis moi aussi très obstiné. Ce n’est, vous le savez, absolument pas mon schéma. Dans la lettre que j’ai adressée aux signataires de Besoin de gauche, j’ai au contraire proposé de poursuivre en priorité les discussions avec La ligne claire puis avec Bertrand Delanoë. La constitution d’une majorité au sein du PS doit en effet chercher la cohérence et non l’habileté dans la confusion. C’est à La Rochelle que se décidera la poursuite du rapprochement engagé avec Martine Aubry. Il faudra à ce moment-là, pour aller plus loin, trancher les questions qui restent ouvertes : celle du candidat au poste de premier secrétaire, celle du périmètre d’une motion à vocation majoritaire. Plusieurs options seront peut-être confrontées : vous connaissez la mienne. Ce n’est pas celle que nous propose le premier lieutenant de Laurent Fabius. Résultat des courses fin août.

Dépêche REUTERS

1 août 2008

Le site Internet de l’Express reprend une dépêche Reuters : “Au PS, Moscovici se voit en architecte de la nouvelle majorité”.

Vous pouvez la consulter en cliquant sur le lien ci-dessous :
http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/reuters.asp?id=75931